mardi 14 novembre 2017

Mesures salariales pour les fonctionnaires : inacceptable pour la FSU !


Après la forte journée d'action et de mobilisation unitaire des agent.e.s de la Fonction publique le 10 octobre dernier, le boycott d'une séance du Conseil Commun de la Fonction publique devant examiner notamment les textes concernant la compensation de la hausse de la CSG et le report d'un an des mesures PPCR (protocole de 2015 permettant des évolutions de carrière et de rémunération pour toutes et tous les agent.e.s de 2016 à 2020), la FSU, comme l'ensemble des fédérations de fonctionnaires, a voté contre ces textes lors de la séance du CCFP du 8 novembre 2017.
En effet, avec ces mesures, additionnées au nouveau gel de la valeur du point d’indice et au rétablissement du jour de carence, le gouvernement a décidé de détériorer le pouvoir d'achat de plus de 5,4 millions d’agents représentant 20% de l'emploi en France !
C'est inacceptable pour la FSU !
Le dernier rapport annuel sur l'état de la Fonction publique, présenté au cours de cette même séance du Conseil Commun, pointe de fortes disparités entre les agent.e.s et des inégalités salariales persistantes entre les femmes et les hommes d'environ 13%. Il montre aussi  qu'en 2015, le décrochage entre les salaires du secteur public (+0,6%) et ceux du secteur privé (+1%) s’est poursuivi.
Cela montre la nécessité d’une application rapide des mesures PPCR et, au-delà, d’une politique salariale ambitieuse.
Aujourd’hui, les décisions prises par le gouvernement, en particulier le report de PPCR, vont à rebours de cette exigence. Ces mesures sont très inquiétantes dans un contexte austéritaire où les agent.e.s servent encore une fois de variable d'ajustement.
Où est la reconnaissance du travail et des qualifications des personnels ? Comment rendre dans ces conditions la Fonction publique attractive ? Quelle lisibilité est donnée à l'action publique quand sont traités de la sorte celles et ceux qui assurent des missions essentielles d'intérêt général pour le développement et la cohésion du pays ?  En œuvrant de la sorte le gouvernement envoie aussi un message négatif aux usagers !
La FSU poursuivra avec détermination ses actions en faveur des agent.e.s, pour que soient reconnus, comme il se doit, les métiers et les missions des personnels, leur engagement professionnel quotidien qui contribue au développement du pays comme à la cohésion de sa population. Elle défend la nécessité de l'unité durable de l'ensemble des organisations de fonctionnaires et agit en ce sens pour faire avancer les revendications des personnels.

mercredi 8 novembre 2017

Communiqué FSU - Les Lilas le 16 octobre 2017

Fonction Publique : un non rendez-vous salarial
Lors du rendez vous salarial de ce jour, le Ministre a confirmé nos inquiétudes: gel du point d’indice, jour de carence, report d’un an à partir de janvier 2018 de l’application des mesures issues du cycle de discussions « PPCR » : sur ce dernier point, la décision brutale de revenir sur cet accord salarial, annoncée officiellement aujourd’hui, constitue une rupture de la parole de l’Etat qui ne figurait même pas au programme du candidat Emmanuel Macron. L’ensemble des décisions confirment la dégradation prévisible du pouvoir d’achat et des carrières des fonctionnaires. 
Il aura fallu maintes interventions et la mobilisation des agents pour que le ministre annonce que l’augmentation de la CSG serait strictement compensée pour les fonctionnaires, y compris pour les nouveaux recrutés, petite avancée mais qui ne correspond pas à la promesse d’Emmanuel Macron d’augmenter leur pouvoir d’achat à cette occasion. Le Ministre a aussi annoncé la reconduction de la prime dite « GIPA », maigre compensation pour les agent-es ayant subi une perte de pouvoir d’achat entre 2012 et 2016: c’est donc bien le moins !
Pour tout le reste, aucune réponse n’a été apportée à nos demandes. En outre, le Ministre renvoie aux mutuelles la responsabilité éventuelle d’une compensation du jour de carence, ce qui entérinerait cette mesure injuste pour les agent-es et reporterait in fine le coût sur les cotisations. 
Le Ministre de l’Action et des Comptes Publics ne répond pas aux demandes portées par les personnels en grève et dans les manifestations le 10 octobre. La FSU a réaffirmé son opposition à cette politique salariale désastreuse qui augure bien mal de la reconnaissance des plus de 5 millions d’agents de la Fonction Publique. 
Elle portera, la nécessité que les fédérations de fonctionnaires se retrouvent pour trouver les moyens, dans les suites de ce que les agents ont exprimé le 10 octobre dernier, d’obtenir une réorientation de cette politique. 

Philippe Castel / Eliane Lancette - chargé-e-s des relations presse de la FSU

lundi 9 octobre 2017

GREVE du 10 octobre 2017

DEMAIN TOUS EN GREVE!!!

FSU CGT CFDT FO CFTC UNSA SOLIDAIRES CGC

Fonction publique : mobilisé.e.s le mardi 10 octobre

Depuis l'arrivée du nouveau gouvernement, les mesures négatives s'accumulent pour les agent.e.s de

la Fonction publique : gel de la valeur du point indice, rétablissement de la journée de carence,

perspective de 120 000 suppressions d'emplois sur les 3 versants de la Fonction publique...

Et contrairement à l'engagement fait aux agent.e.s public.que.s par Emmanuel Macron dans le cadre

de sa campagne présidentielle : “J’augmenterai votre pouvoir d’achat, comme celui des salariés des

entreprises : vous paierez moins de cotisations et votre salaire net sera augmenté d’autant”, la

hausse de la Csg se traduira au mieux par une simple compensation dans la Fonction publique, c'est

à dire sans gain de pouvoir d'achat pour les agent.e.s !

Ainsi, toutes ces mesures vont impacter fortement et négativement le pouvoir d'achat de plus de 5,4

millions d’agent.e.s public.que.s et fragilisent les services publics rendus aux usagers. C'est

inacceptable.

C'est totalement injuste pour les agent.e.s, et c'est totalement inefficace pour une Fonction publique

de moins en moins attractive dans de nombreux secteurs. Ces mesures ne contribuent en rien à

l'amélioration de la qualité des services publics. Services publics au sujet desquels nos organisations

syndicales rappellent leur demande d’un débat de fond sur ses missions s’appuyant sur le bilan des

réformes déjà engagées. Enfin, nos organisations rappellent leur attachement au code des pensions

civiles et militaires et seront très vigilantes sur la future réforme des retraites annoncée pour

l’ensemble des agent.e.s public.que.s.

C'est pour faire entendre ces profonds désaccords que les organisations syndicales appellent

toutes et tous les agent.e.s à la grève, aux manifestations ou rassemblements (selon des

modalités définies par les différents secteurs) pour se mobiliser le mardi 10 octobre prochain,

date choisie par le ministre pour la tenue d'un rendez-vous salarial.

Elles exigent une véritable négociation salariale qui aboutisse à une réelle reconnaissance du travail,

des missions et de l'engagement professionnel des agent.e.s par une augmentation du pouvoir

d'achat et la revalorisation des carrières, le non rétablissement de la journée de carence et les

moyens nécessaires pour permettre aux agent.e.s d'exercer leurs missions de services publics.

Paris, le 15 septembre 2017

mardi 3 octobre 2017

Communiqué Inter syndical : Grève du 10 octobre 2017

FSU        CGT        CFDT        FO        CFTC                    UNSA        SOLIDAIRES       CGC

Fonction publique : mobilisé.e.s le mardi 10 octobre
Depuis l'arrivée du nouveau gouvernement, les mesures négatives s'accumulent pour les agent.e.s de
la Fonction publique : gel de la valeur du point indice, rétablissement de la journée de carence,
perspective de 120 000 suppressions d'emplois sur les 3 versants de la Fonction publique...
Et contrairement à l'engagement fait aux agent.e.s public.que.s par Emmanuel Macron dans le cadre
de sa campagne présidentielle : “J’augmenterai votre pouvoir d’achat, comme celui des salariés des
entreprises : vous paierez moins de cotisations et votre salaire net sera augmenté d’autant”, la
hausse de la Csg se traduira au mieux par une simple compensation dans la Fonction publique, c'est
à dire sans gain de pouvoir d'achat pour les agent.e.s !
Ainsi, toutes ces mesures vont impacter fortement et négativement le pouvoir d'achat de plus de 5,4
millions d’agent.e.s public.que.s et fragilisent les services publics rendus aux usagers. C'est
inacceptable.
C'est totalement injuste pour les agent.e.s, et c'est totalement inefficace pour une Fonction publique
de moins en moins attractive dans de nombreux secteurs. Ces mesures ne contribuent en rien à
l'amélioration de la qualité des services publics. Services publics au sujet desquels nos organisations
syndicales rappellent leur demande d’un débat de fond sur ses missions s’appuyant sur le bilan des
réformes déjà engagées. Enfin, nos organisations rappellent leur attachement au code des pensions
civiles et militaires et seront très vigilantes sur la future réforme des retraites annoncée pour
l’ensemble des agent.e.s public.que.s.
C'est pour faire entendre ces profonds désaccords que les organisations syndicales appellent
toutes et tous les agent.e.s à la grève, aux manifestations ou rassemblements (selon des
modalités définies par les différents secteurs) pour se mobiliser le mardi 10 octobre prochain,
date choisie par le ministre pour la tenue d'un rendez-vous salarial.
Elles exigent une véritable négociation salariale qui aboutisse à une réelle reconnaissance du travail,
des missions et de l'engagement professionnel des agent.e.s par une augmentation du pouvoir
d'achat et la revalorisation des carrières, le non rétablissement de la journée de carence et les
moyens nécessaires pour permettre aux agent.e.s d'exercer leurs missions de services publics.
Paris, le 15 septembre 2017

mardi 26 septembre 2017

Grêve du 12 septembre 2017

Chers collègues,

Demain, aura lieu la première grande manifestation nationale contre la casse du code du travail qui protège les 23 millions de salariés (et chômeurs) du privé, et les 5,6 millions de fonctionnaires.

Le SNASUB-FSU vous invite à être solidaires et à participer en masse à la manifestation (deux rendez-vous : à 10h00 gare CFC à Ajaccio et Palais de justice à Bastia).

Certains d’entre vous pourraient ne pas se sentir concernés puisque cela ne concernerait que les salariés du privé. C’est hélas faux, car nous subirons les conséquences de la nouvelle loi travail :
1)    D’abord parce qu’une partie de nos conditions de travail sont rattachées au code du travail :
-          le temps de travail. (partie 3 du code du travail, Livre Ier : Durée du travail, repos et congés).
-          la réglementation concernant la santé et la sécurité au travail (partie 4 du Code du Travail relatives à la santé et la sécurité au travail et au CHSCT – Comité d’Hygiène Sécurité et Conditions de Travail),
Or, les ordonnances font disparaitre les CHSCT et vont permettre de passer outre les 35h ou d’augmenter les dérogations au travail le dimanche, etc.
2)    ce qu’ils imposent au secteur privé arrive toujours ensuite aux fonctionnaires, au nom de l’égalité entre privé et public, selon le principe maintenant systématique de l’alignement vers le bas :
Comme pour les retraites, après le privé, ce sera notre tour … au nom aussi de l’inégalité de traitement entre les « privilégiés » fonctionnaires, très protégés, versus salariés du privé, très précarisés, entre les « privilégiés » CDI versus CDD, entre les « privilégiés » CDI/CDD qui ont un emploi versus les chômeurs, dans le jargon « Macronien » entre les privilégiés insiders versus outsiders. Brefs, ils divisent et montent les uns contre les autres pour mieux régner.

Après avoir distribué des milliards (pris sur nos impôts) aux grandes entreprises sans aucun résultat,

aujourd’hui, ils attaquent le code du travail. C’est pourtant le seul rempart contre les abus de l’employeur. Pour Macron, la facilité du licenciement générerait des emplois !? … Ce qu’aucun économiste, même libéral, ne confirme.

Demain, ils attaqueront le statut général des fonctionnaires, son temps de travail, ses retraites … et la garantie de l’emploi à vie, remplacée par des contrats temporaires (5 ans ? plus ? moins ?). En effet, comment justifier le statut de la FP alors que le privé sera de plus en plus insécurisé ?

La fin de notre statut a déjà commencé :
- Remise en cause de notre système de retraite par un unique régime de retraite (passant des 6 derniers mois aux 25 meilleurs années, soit une perte d’environ 30% du montant des retraites)
- Retour du gel du point d’indice et donc du gel des salaires ;
- Hausse de la CSG ;
- Retour du jour de carence ;
- Retour des suppressions de postes (-120.000 sur 5 ans, plus que sous Sarkozy) et arrêt des contrats aidés, sans compensation par de vrais postes administratifs pour pallier ces suppressions ;
-coupe de 331 millions d’euros dans le budget de l’enseignement supérieur et de la recherche
-baisse drastique de la dépense publique en 2018, de l'ordre de 20 milliards d'euros
- accentuation des rémunérations au mérite ;
- seule nouveauté (catastrophique) : séparer le calcul du point d’indice pour les différentes fonctions publiques.

A demain pour une journée de mobilisation!