mardi 6 novembre 2018

mardi 9 octobre 2018

COMPTE RENDU AUDIENCE RECTRICE JEUDI 27/09/2018

Académie de Corse

Une délégation composée de Thomas VECCHIUTTI, Catherine TAIEB, Laurence OLIVIERI et François-Emmanuel GILLES a été reçue jeudi 27 septembre à 17h par Mme la Rectrice entourée de Jean-Pierre CASANOVA, directeur de cabinet, Bruno MARTIN, secrétaire général et Vincent AILLAUD, DRH.
ORDRE DU JOUR :

- carte des emplois : postes administratifs (BIEP, postes vacants)
- informations sur l’IFSE : montants versés lors des mutations, promotions, changements de fonctions
- conditions de travail au rectorat suite aux nombreux dysfonctionnements depuis un an
- interrogations sur les compte épargne temps pour les personnels du rectorat
- difficultés de fonctionnement dans les petits établissements pour les équipes administratives
- souffrance au travail pour les personnels non enseignants dans les services académiques et les EPLE
- formation des personnels : nécessité de stages prises de postes, remises à niveau, etc…
- questions diverses : télétravail, absence d’IA IPR en Lettres
En préambule, nous avons manifesté notre soutien à la cheffe d’établissement du lycée de la Plaine, insultée et gravement mise en cause dans son établissement et à l’extérieur par un individu. Nous apportons notre soutien sans faille à la collègue, l’assurons de notre solidarité et rappelons que rien ne justifie de tels actes. La langue corse ne doit pas être une excuse à l’insolence et cet évènement aurait dû en rester à un problème de vie scolaire.
Nous commençons par la carte des emplois et les suppressions de postes en redisant notre inquiétude sur ces menaces. 2 postes ont été supprimés à la rentrée 2017, certes de façon assez indolore avec un poste d’enseignant sur fonctions administratives et un poste d’ATEC vacant mais en 2018, cela pourrait être plus dur. Nous n’arrivons déjà pas à nous remettre des suppressions des années 2004 à 2012 quand nous avons perdu près de 80 postes sur les 385 administratifs que nous étions alors ! Nous sommes déjà à l’os dans les petits établissements et services. On voit bien déjà le nombre de postes aux concours diminuer…
Quant à la BIEP, cela ne marche pas bien chez nous avec peu de candidats et des allers/retours de collègues assez révélateur du fait que cela ne fonctionne pas. Il est préférable de se fonder sur le mouvement national ou les concours ou les IRA pour pourvoir les postes.
La BIEP sert souvent à cacher les postes aux titulaires qui passent par le mouvement national ou aux sortants d’IRA.
Sur l’IFSE dont nous pointons le manque de lisibilité, de transparence et de cohérence du système ; c’est déjà le cas pour cette indemnité liée au parcours et à la mobilité de chaque agent mais cela est renforcé ici par l’absence de données et de critères clairs. Nous renouvelons notre demande d’un groupe de travail sur cette question, demande une première fois rejetée l’année dernière. Cette fois la Rectrice accepte volontiers pour permettre de faire la transparence et d’expliquer la répartition de cette indemnité.
Nous précisons que pourrait y être abordée la question d’une IFSE revalorisée pour les postes difficiles à pourvoir dans le rural, pour les doubles gestions et pour surtout permettre un traitement équitable des collègues.
La question des conditions de travail est aussi abordée pour ce qui concerne les personnels du rectorat : panne de chauffage en novembre et février, panne de climatisation en juillet, morceau de corniche qui tombe sur un collègue, fuites d’eau et faux plafond qui tombe sur un bureau. Les collègues supportent ces aléas et demeurent à leur poste, ce qui est remarquable.
La rectrice en convient, est sensible à ces problèmes et explique que soit déménagement devra être envisagé dans 2 ans soit un maintien ici mais avec des locaux agrandis et améliorés. D’ici là les travaux nécessaires devront être faits mais sous la coupe du propriétaire des locaux (l’hôpital).
De même nous faisons remarquer que contrairement à de nombreux rectorats, nous n’avons ni parking dédié aux personnels, ni possibilité de restauration administrative…
Concernant le compte épargne temps, le secrétaire général nous apprend que les jours viennent d’être enfin mis sur les comptes et que les sommes à verser le seront dans les prochains jours. On peut constater la coïncidence existant entre ce point à l’ordre du jour de l’audience et le traitement du dossier en souffrance depuis 9 mois…
Concernant les difficultés de fonctionnement des petits établissements isolés, nous mettons ce point en relation avec les besoins en formation des collègues à la fois nouveaux sur les fonctions mais également plus anciens. Le besoin de se rencontrer pour échanger notamment chez les gestionnaires est aussi expliqué.
La dématérialisation des dossiers de bourses nationales et un bon exemple de qui ne fonctionne pas : pas de formation pour les collègues, des difficultés récurrentes et le retour au papier pour éviter les blocages techniques et la perte des bourses pour de nombreuses familles ! les personnels n’ont pas été formés, ni accompagnés dans cette mission !
Nous demandons à nouveau que le gestionnaire (et/ou le personnel d’intendance) soit formé à la sécurité (exemple des formations PPMS dispensée aux seuls chefs d'établissement ou à leur adjoint pédagogique). C'est la 2ème demande de ce type.
La Rectrice nous demande de lister les besoins en formation et les personnels concernés. Ce point formation figurera à l’ordre du jour du groupe de travail sur les indemnités.
Sur la souffrance au travail, nous abordons ce point en reparlant des collègues en postes dans les petits établissements isolés qui ne viennent plus aux réunions ou aux formations ce qui traduit un profond malaise mais aussi et surtout aux collègues des services exerçant dans des bureaux où il n’est pas possible de fonctionner en doublons et où la compétence sur un domaine repose sur une seule personne ; quand ce collègue est absent, personne n’est capable de reprendre les dossiers ce qui génère du stress et un profond malaise. Beaucoup e collègues nous contactent notamment de la DSI mais aussi d’autres services pour nous faire part de leur travail qu’ils considèrent comme dégradé dans son exécution et impossible à faire correctement et complètement ! Cette souffrance sera portée par la FSU en CHSCT.
Nous abordons enfin les questions diverses sur l’absence d’IA IPR en lettres ce qui va entraver le bon fonctionnement de la session d’examens du bac français et du CRPE et mettre en difficulté les gestionnaires de la DEC. La rectrice répond qu’une solution sera trouvée rentrée 2019 et que d’ici là c’est l’IPR d’Aix-Marseille (+ un IG) qui sera en extension…personne sur le terrain donc faisons nous remarquer.
Enfin le télétravail non mis en oeuvre ni même esquissé dans notre académie est pointé par nous.
La rectrice propose d’inclure ce point au groupe de travail proposé précédemment.
Après près de 2h de dialogue, l’audience est levée. Nous remercions la rectrice pour sa disponibilité et la qualité d’écoute de nos revendications et propositions que nous avons exposées.

mardi 25 septembre 2018

Suppression de postes : communiqué du SNASUB-FSU

Budget 2019 : le ministre Blanquer supprime deux fois plus d’emplois administratifs qu’en 2018 !

La rentrée 2018 et ses 200 suppressions de postes est à peine passée, dans des conditions dégradées pour nombres de services et d’équipes administratives dans les établissements, que le ministre de l’éducation nationale Jean-Michel Blanquer annonce déjà aux personnels que la prochaine sera encore plus difficile.
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En effet, à l’antenne de France Inter, lundi 17 septembre 2018, le ministre a annoncé au moins 400 suppressions de postes administratifs (l’équivalent des effectifs d’un rectorat) pour la rentrée 2019 !
Quel mépris pour l’engagement quotidien des personnels ! Quelle ignorance de la situation des services de l’administration centrale, des rectorats, des DSDEN, des collèges et des lycées qui souffrent déjà d’un manque cruel de personnels pour faire face, dans des conditions de travail décentes aux conséquences de politiques ministérielles fondées sur des effets d’annonce sans que leurs conséquences ne soient la préoccupation du ministre !

En annonçant une telle mesure de restriction budgétaire, le ministre éclaire la réalité de son arbitrage du mois de juillet d’aller vers des fusions d’académies, de technocratiser l’administration de l’éducation nationale au mépris des besoins des usagers et des enseignants et de la bonne organisation et gestion du système éducatif.

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Les suppressions de cette rentrée et celles annoncées pour l'an prochain s'ajoutent en outre aux milliers déjà subies entre 2004 et 2012 par les services académiques et les établissements scolaires que les 550 créations du dernier quinquennat n’auront en rien compensées compte-tenu de l’accroissement des charges de travail.
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Le SNASUB-FSU continue sa bataille incessante et permanente pour l’emploi, pour exiger des créations de postes à la hauteur des besoins, pour relever les enjeux de la requalification des emplois et de la promotion concomitante des personnels qui exercent pour une majorité d’entre elles/eux des fonctions relevant d’une catégorie supérieure à la leur. Le SNASUB-FSU défend à la fois le service public et la carrière des personnels, leur exigence à la reconnaissance et à travailler là où ils l’ont choisi.

Le SNASUB-FSU agit pour que les personnels se mobilisent largement dans les semaines qui viennent, se réunissent et débattent des actions à mener pour faire échec à ces suppressions de postes, notamment à l’occasion de la journée d’action interprofessionnelle du 9 octobre, et au-delà à toutes les occasions. Le SNASUB-FSU est force de proposition pour construire avec les personnels, partout et par tous les moyens adaptés, la mobilisation pour défendre l’emploi, les services, contre les fusions d’académies, pour la reconnaissance de l’engagement et de l’expertise professionnelle des personnels de l’administration de l’éducation nationale.

mercredi 12 septembre 2018

Le SNASUB-FSU recrute deux permanent·e·s techniques pour son siège national

Bonjour,
Le SNASUB-FSU est un syndicat militant. Son siège national fonctionne avec des militantes et des militants qui contribuent à l’animation nationale, soit parce qu’ils, elles ont été mandaté·e·s par les instances nationales, CAN et BN, élu·e·s par le congrès, soit parce qu’ils, elles sont déchargé·e·s pour assumer les fonctions techniques et/ou de soutien.
Deux permanentes techniques ont choisi, après avoir soutenu notre activité collective pendant plusieurs années, de se réinvestir entièrement dans leurs projets professionnels.
Deux postes sont donc à pourvoir au siège national du syndicat. Ils le seront sous forme de décharge syndicale et les permanent·e·s techniques intégreront ainsi l’équipe nationale du SNASUB-FSU.
Le premier poste peut recouvrir jusqu’à 100 % de décharge d’activité de service en fonction de la situation de l’adhérent·e souhaitant s’y investir. Ceci peut aussi être deux mi-temps (50 % de décharge).
Le second poste peut recouvrir jusqu’à 50 % de décharge d’activité de service en fonction de de la situation de l’adhérent·e.
Ces deux postes sont essentiels et participent de la vie nationale du SNASUB-FSU, notamment, en assurant au côté du secrétariat national et de la trésorerie nationale :
- le secrétariat administratif quotidien du siège
- le suivi des différents agendas nationaux
- l’accueil physique et téléphonique
- le traitement du courrier et de la messagerie nationale
- le soutien dans l’organisation des initiatives et réunions nationales (réservation, convocation, réalisation des pochettes de documents supports…)
- le traitement des adhésions (pour la partie nationale)
- la mise en œuvre de différents mailings (relances des adhésions, attestations fiscales annuelles…)
- les commandes de fournitures
- la refacturation interne (entre le national et les académies)
- le traitement des remboursements de frais de déplacements
- la préparation des déplacements des militants nationaux.
Le lieu d’exercice est au siège du syndicat : 104 rue Romain Rolland, 93260 Les Lilas (ligne 11 - métro mairie des Lilas)
Les frais de transports, de restauration et d’hébergement éventuels sont pris en charge par le SNASUB-FSU.

Vous souhaitez rejoindre l’équipe nationale du SNASUB-FSU pour enrichir votre expérience syndicale et professionnelle, n’hésitez pas à prendre contact avec Sylvie Millet, trésorière nationale, au 06 67 82 59 25 ou par courriel à contact.tresorerie@snasub.fr
Bien cordialement
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Bruno LEVEDER, Secrétaire général et Sylvie MILLET, Trésorière nationale

mardi 19 juin 2018

Communiqué commun des huit organisations syndicales représentatives dans la fonction publique (CGT, CFDT, UNSA, FSU, Solidaires, CFTC,,CFE CGC, FA-FP)

Communiqué commun des huit organisations syndicales représentatives dans la fonction publique (CGT, CFDT, UNSA, FSU, Solidaires, CFTC,,CFE CGC, FA-FP) qui viennent de quitter la réunion présidée par Olivier DUSSOPT


Monsieur le Ministre,
Huit organisations syndicales représentatives dans la Fonction publique exigeaient pour le rendez-vous salarial qui s’est tenu hier des mesures qui auraient dû permettre une réelle amélioration du pouvoir d’achat pour toutes et tous les agent-es. Elles demandaient des discussions sur la fin du gel de la valeur du point d’indice et sa revalorisation, le rattrapage des pertes subies, l’abrogation de la journée de carence, la compensation pérenne de la hausse de la CSG, le respect des engagements en matière d’évolution de carrière, l’amélioration des déroulements de carrière…
Rien de tout cela n’était à l’ordre du jour.
A l’inverse même, vous y avez confirmé le gel de la valeur du point d’indice pour 2019, élément déterminant pour le calcul de la rémunération de plus de cinq millions de fonctionnaires refusant ainsi toute mesure générale malgré une hausse de l’inflation.
La plupart des annonces que vous avez faites par ailleurs ne sont pas des mesures salariales (y compris certaines qui étaient déjà annoncées ou prévues) et leurs portées seront bien minces pour l’ensemble des personnels.
Votre décision est injuste. Elle tourne le dos à la nécessaire reconnaissance du travail et du rôle que jouent aujourd’hui les agent-es de la Fonction publique. Elle va aussi continuer de creuser des inégalités notamment entre les femmes et les hommes.
Ce rendez-vous manqué d’hier a été une forte déception pour nos organisations. Il ne répond pas aux attentes des agent-es. Et il n’est pas le signe du dialogue social respectueux des représentants des personnels que nous attendons.
Pour marquer leur mécontentement et désaccord, les organisations syndicales quittent donc la séance.
En conséquence, elles vous demandent de convoquer à nouveau l'ouverture de ce chantier à une autre date.
19 juin 2018

Philippe CASTEL, chargé des relations avec la presse pour la FSU
06 72 53 91 13 / 01 41 63 27 40